Une journée parfaite

piscine A berlin - Photo copyright Didier LagetUne journée parfaite. Le matin on a fini le premier jet de notre prochain bouquin et le soleil brille brille brille. On fonce à la piscine, c’est la première fois de la saison. Elle est presque vide et on peut faire des longueurs sans risquer de se prendre un gamin faisant des bombes sur le dos. Après nager, manger, deux sandwiches du bonheur. Après manger café. Et là c’est une expérience.

B. me dit, « tu devrais goûter ce café, il est encore plus léger que le café US, servi dans une grande tasse avec un peu de lait, c’est un vrai café berlinois. » Je pense tout de suite au pire café que j’ai bu, un Muckefuck à vomir. C’était dans un village de l’ex DDR, il me bousilla les papilles gustatives, l’estomac, le foie et ma foi dans l’humanité, personne ne devrait faire boire ça à un autre être humain.

Courageux, j’essayais le vrai café berlinois en adoptant sa suggestion, « dis-toi que ce n’est pas du café mais une nouvelle boisson, n’essaye ps de comparer avec ce que tu connais », et là, surprise, c’est buvable, d’ailleurs tout le monde en bois sur la terrasse du bar de la piscine. Et ça fait des grands « schlurp », parce que le café est un peu trop chaud. La couleur est plus près de celle d’un café au lait à la chicorée que celle d’un expresso mais je m’intègre. Enfin je continue de m’intégrer et finalement, je suis content d’en avoir bu.
cafe A berlin - Photo copyright Didier Laget

Après le café, retour dans le Kietz, et là, deuxième surprise, les fraises de Werder que j’achète à un producteur pour 3,60€ (500gr) sont absolument délicieuses, juteuses, goûteuses et sucrées.

Fraise A berlin - Photo copyright Didier Laget

Et là, troisième surprise, les asperges de Beelitz que j’achète au même producteur sont absolument délicieuses, tendres, goûteuses et fondantes.

Une journée parfaite.

4 réponses

  1. C’est très différent en plein été : la piscine de mon Kiez c’est Prinzenbad, mais il est impossible d’y nager sans risquer de se prendre un type sur le dos, les moniteurs ne peuvent rien dire apparemment, ils risquent de se faire baffer. Quand ils ne se jettent pas sur les nageurs, les gros lourdauds matent les filles et le groupe faisant la force, ma serviette est vite entourée de machos libidineux et bruyant, je ne peux pas lire, où que je regarde je tombe sur des yeux bovins qui me scrutent. Pour me baigner, je dois passer entre eux sous des réflexions que j’imagine très fins.

    Changement de lieux, je prends mon vélo et pars pour la piscine à côté de l’aéroport de Tempelhof, Columbiabad. La queue est sans fin, les bassins sont pleins et j’ai même du mal à trouver un endroit où me poser. De toute façon, je suis à peine assise qu’une bagarre éclate, des dizaines de type se tapent dessus, la police doit intervenir.

    Et moi qui pensais que les agents de sécurités de Prinzenbad qui fouillent les sacs à la recherche de couteaux ou d’armes à l’entrée de la piscine, c’était un peu exagéré…

  2. la meme chose c passé en france a chateauroux .baston a la piscine, la police arrive et ca continue a l’hopital

  3. Ce qui me fait rire, c’est que Berlin et Châteauroux puissent avoir ce point commun. Columbiabad, je n’y mets plus les pieds, voir toutes les femmes voilées sous les arbres, avec leurs dix gamins tandis que les hommes roulent les muscles autour de la piscine ou en sautant du plongeoir ça me fatigue et on ne peut même pas se baigner. C’est plus monokulti que multikulti!

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