Okaïdo à la Berlinoise

Okaido A berlin - Photo copyright Didier Laget Il est temps d’ajouter un peu de couleur dans la grisaille d’octobre. Comme orange et gris, ça va bien ensemble, voici une recette incroyablement Berlinoise. Plus précisément Berlinoise du sud.


L’Okaïdo est un potiron, une petite courge, un type de citrouille très à la mode à Berlin, on le trouve sur tous les étals et en grande quantité dans les magasins bio. Pour faire simple, l’Okaïdo est un potimarron.
Il vous faut:
1 Okaïdo
Du bon curry, cumin, paprika
Du lait, de vache ou de coco selon la quantité d’exotisme que vous voulez ajouter,
1 demi-cube de bouillon de légumes, le « klare Gemüsebrühe » de la marque Cenovis est parfait pour ça.
Un morceau de gingembre frais rapé.

  • Coupez le potimarron en cubes et les jetter dans une casserole.
  • Ajoutez de l’eau jusqu’à mi-hauteur des cubes de potimarron,
  • Les bouillir jusqu’à ce qu’ils soient tendres,
  • À mi-cuisson, ajoutez le curry, un poil du cumin (ah le poil du cumin) et le demi-cube de bouillon de légumes,
  • Quand le potimarron est tendre, écrasez-le avec un presse-purée, un mixer ou avec l’ustensile qui vous semble le plus adapté à cette tâche.
  • Ajoutez un trait de lait,
  • Ajoutez le gingembre,
  • Au moment de servir, saupoudrez d’aneth et d’une pincée de paprika. Sur le plan graphique, ça donne un côté drapeau italien qui n’a rien à voir avec le gout obtenu.
  • Régalade !

C’est pas fini.
Pour accompagner ce plat, je suggère des tranches de saumon fumé que vous placerez dans une petite assiette et d’un peu de meerrettich. ainsi que de graines de courges que vous ferez sauter à la poêle. Chacun en jettera une poignée avant de manger, de sorte que les graines font « pfff » quand elles touchent la soupe et qu’elle garde un certain taux de croustillance.
Bien sûr, les âmes tristes diront « Quoi, tu mélanges du potiron avec du lait de coco, du curry, du cumin, du paprika, du gingembre et du meerrettich? »
Ce à quoi je répondrai « Oui »
Amers et boudeuses, les âmes tristes ajouteront  » Et qu’est-ce qu’elle a de Berlinois du Sud, cette recette »
Je réponds « Je l’ai écrite dans le sud de Berlin »

La prochaine fois, je vous donne une incroyable variation sur le meerrettich, attention, c’est pas pour les tristes.

2 réponses

  1. tu as raison DIDIER , marre de âmes tristes ! marre des sandeviches ! vive les épices , vive le potiron ( en fin , uniquement quand c’est toi qui t’en inspire … ) vives los bocadillos !!!!

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