Fourchette et Sac à Dos à Berlin

Fourchette-et-Sac-a-Dos-a-Berlin A berlin - Photo copyright Didier Laget J’ai été invité à participer à l’émission Fourchette et Sac à Dos sur Berlin. Lors du tournage j’ai fait une expérience gustative très intéressante, qui a remis en cause quelques certitudes que j’avais sur le goût. Ou en tout cas sur le mien.


La séquence dans laquelle j’interviens est consacrée à la Currywurst avec une question, quelle est la meilleure ? Celle de Curry 36 ou celle de Konopke ?
On va chez Curry 36. Après avoir commandé, nous nous mettons à une table et commençons la « dégustation ».
Je goûte. Rien ne me surprend, c’est bien la Currywurst que je connais. Je suis content.
Julie Andrieux fait de même, visiblement elle est moins satisfaite. Elle me dit « Je ne sens pas le curry sur cette saucisse. »
Je goûte de nouveau et réalise qu’elle a raison.
Elle ajoute, « je sens bien du paprika, mais pas le curry »
Elle a encore raison. S’il y a du curry, ce n’est pas plus d’un micro gramme.
On demande au cuisinier de nous prêter un des pots qui contient le « mélange secret » de curry. On saupoudre généreusement notre plat. Et cette fois le curry apparaît.
J’en conclu, que pour les plats aux saveurs, comment dire, pas très raffinées, la liste des ingrédients rentrant dans sa composition peut-être bien altérée sans que le palais ne s’en rende compte. Julie Andrieux goûtait ce plat pour la première fois et son analyse était bien plus objective et analytique que la mienne puisque je me satisfaisais d’une caricature de Currywurst. Sans doute aussi trompé par l’habitude: ça ressemblait à de la Currywurst et je m’en contentais.
Lors de cet après-midi, on a mangé plusieurs saucisses, l’analyse des goûts et des textures, que je ne pousse jamais à ce point en temps normal, transformait ce produit, que j’aime bien ( à petites doses ) en quelque chose de plus en plus écoeurant. Pourtant, le sucre, l’acidité de la sauce et le gras de la viande faisaient que je finissais quand même des morceaux que j’aurais pu remettre dans la barquette une fois le plan tourné. Là je me suis dit que les Restaurants Chinois et les Mac Do ont tout compris, ils devraient être considérés comme les dealers du Hasenheide.
Non je rigole.
Mais une nouvelle expérience pointe son nez, à un certain moment, disons après le douzième morceau, j’aurais bien bu un vin blanc sec pour cracker ses molécules charcutières. Muscadet? Sancerre? Vino verde?
Lors de du tournage on a eu accès aux cuisines de Konopke de Pankow et de Curry 36, on a découvert des choses que je ne vous révélerais pas ici, vous devrez voir l’émission quand elle passera. D’ailleurs, à ce sujet, comme je n’ai pas la TV, j’espère que quelqu’un pourra me l’enregistrer, merci.
Après avoir mangé toute cette charcuterie, je rêve de salades. Sans lardons.
Mise-à-jour : Suite à problème avec mon micro lors du tournage, cette séquence a été retournée sans moi.

13 réponses

  1. les aromes de cuir et de réglisse quand on a bu le « grosnoré » ce BANDOL délicieux , c’est bien toi qui avait trouvé …. et pourtant , une bouteille de bandol ressemble à une bouteille de bandol … voilà ce qui devait arriver avec ces plats BERLINOIS , TU perds ton palais (it’s a joke !!)

  2. Je la trouve pédante et méprisante avec les gens qu’elle rencontre, elle fait semblant d’aimer quelque chose, elle sourit mais fait des commentaires en Français. elle était comment avec toi?

  3. @monblog2fille On a passé un bon moment, on a rit, refait les prises plusieurs fois à cause du bruit, surtout pendant la séquence tournée au Curry 36, ou parce que je me bloquais 🙂 mais je n’ai pas senti de mépris ou de quoi que ce soit de ce genre.

  4. l emission passe ce jeudi soir sur arte a 20h35 .
    j espere qu il ne vont pas couperé la sequence ou tu es
    ca va encore me foutre les boules car j ai pas ete a berlin cette annee

  5. en repassant pour la 3eme fois l emission
    il y a bien didier devant curry36
    avec ses lunettes de soleil et un sac en bandouillere
    enfin je pense
    tu confirme didier????

  6. @rudy Mon passage a été sucré pour cause de problème de micro. En revanche j’avais bien des lunettes de soleil et un sac en bandoulière mais comme je ne peux pas voir l’émission de Berlin je ne sais pas…

  7. Rien que l’introduction sur le site de France 5 m’agace tant elle est pleine de clichés :
    « Incontestablement, l’Allemagne est le royaume de la saucisse et Berlin son étendard ! Au curry, au boeuf, au salami, au foie, fumée, que l’on tartine… la liste est sans fin.  »
    C’est elle la saucisse !
    Et pour finir, comment elle se la joue :
    « Elle partira à la recherche d’un restaurant végétarien caché et goûtera les boulettes locales de Sarah Wiener, son alter ego berlinois.  »
    Sarah Wiener, alter ego de chochotte Andrieux, là j’vois pas le rapport. Sarah Wiener cuisine elle, c’est un chef, pas Julie Andrieux

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