Diekmanns Austernbar im Hauptbahnhof Berlin

austernbar A berlin - Photo copyright Didier Laget

L’iode, les embruns, le vent marin, le cri des mouettes, les sirènes de bateaux, tout ça c’est bon pour le moral. Comme la mer est loin de Berlin on s’est rabattu sur des huîtres. C’est presque la même chose. Le hasard a beau être hasardeux, il fait parfois bien les choses, puisque nous étions à la Hauptbahnhof et son bar à huîtres.


C’est au premier étage de la gare. Un coup d’oeil au menu, on pousse la porte. L’ambiance est sobre et moderne, un peu tableau de bord de Porsche Cayenne, mais pas trop. Au bar une belle sélection de bouteilles de champagne. Une partie de la cuisine est ouverte sur la salle, on voit de belles gambas et coquilles Saint Jacques danser sur des planchas.
Une serveuse courtoise, mais pas trop nous propose une belle table avec de vraies serviettes. Derrière nous, des businessmen courtisent en anglais deux invités chinois. Le niveau sonore est élevé, mais pas trop. Maintenant lecture de la carte.
Au menu des huitres de diverses provenances, fine de clair de Cancale à 1,90€ jusqu’à la Belon à 2,90 en passant par des huîtres de Sylt (2,90) ou d’Irlande ( 2,40) et d’autres. Un truc surprenant, on ne connaît pas le calibre des huîtres servies. Notre choix se porte sur les fines de clair qu’on accompagnera d’un délicieux entre deux mers servies à la température idéale (3,90€ les 10cl). Les huîtres arrivent, elles sont belles et non calibrées. On cherche le beurre demi-sel, le pain de seigle, le vinaigre d’échalote. Toute la panoplie quoi. On trouve du citron et des triangles de Pumpernickel de fromage et de beurre, en quelque sorte la version berlinoise de l’huître rétaise et de sa petite saucisse. L’alternance huître, entre deux mers, pumpernickel est assez réussie, les Cancalaises sont excellentes.
austernbar A berlin - Photo copyright Didier Laget
On continue avec une coquille Saint Jacques à l’huile de citron parfaitement nacrée et moelleuse (3,90€), une gamba parfumée de belle taille à l’aïoli (2,50€)et un petit steak de thon au poivre avec un Chutney de rhubarbe parfait (12€). Un petit truc cependant, les produits sont bons, bien préparé mais les sauces qui les accompagnent n’ont rien à faire ici, la mayonnaise et l’aïoli semblent venir de chez Lidl. On partage une assiette de fromage accompagné d’un verre de vin de Navarre (3,90€ les 10cl) fruité et gouleyant. Le chef s’exprime ici en offrant une moutarde de figue au meeretich et au vinaigre balsamique qui transforment le chêvre frais tout simple en joli voyage gustatif. Les papilles frémissent de joie.
Pour résumer, la cuisine est imaginative, mais pas trop et la douloureuse raisonnable : 86 € à deux pour un bon moment de régalade, c’est un peu élevé, mais pas trop. Surtout qu’en on se souvient qu’on est dans un restaurant de gare. La prochaine fois je rate mon train pour revenir à L’austernbar.

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1 Response

  1. JM Le Roy dit :

    Bravo pour ce blog. Je suis désormais à cheval entre la France et Berlin, (mon fils est député au Bundestag) et je trouve inouïe la somme d’infos trouvé en ce lieu.
    A bientôt peut-être

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