Poussée populiste, violence et néonazis

1933 vote pour les Nazis
J’avais commencé ce billet en mai/juin 2019 sans le publier. Mais après la tuerie de Halle par un néonazi, et maintenant la montée en puissance en Thuringe, de Björn Höcke (AFD), un type qui manifeste au côté des néonazi, à Dresde, Chemnitz par exemple, je me dis qu’on devrait peut-être s’inquiéter de ce qui se passe à l’Est de Berlin en cette année du 30è anniversaire de la chute du mur. Perso, je m’inquiète.

Björn Höcke

À propos de Björn Höcke : dans un courrier électronique adressé aux collègues du parti en 2014, Höcke avait plaidé en faveur de l’abolition des articles 86 et 130 du Code pénal allemand. L’article 86 interdit la propagation de propagande par des organisations anticonstitutionnelles. L’article 130 criminalise « l’incitation à la haine envers d’autres groupes de la population » (Volksverhetzung). [17] Cela aurait également légalisé la négation de la Shoah, qui est illégale en Allemagne. Des « persuasions éthiques sans fondement » ne peuvent être « évitées par des mesures légales ».
Le tribunal administratif de Meiningen est d’ailleurs arrivé à la conclusion que la désignation de Höcke comme fasciste était juste car basée sur « une base factuelle vérifiable ».

Les votes de 1933 pour le NSDAP

En 2016, je m’inquiétais du retour des totalitarismes et des populismes en Europe, et à Berlin, on m’avait dit que j’étais un peu alarmiste. En 2019, les faits parlent d’eux-mêmes, je pense qu’il est inutile de commenter. Non que je sois content d’avoir raison, mais parfois je trouve que nous ne sommes pas très vigilants.

J’ai trouvé une carte qui montre où habitaient les Allemands qui ont voté pour les Nazis en 1933. Les plus convaincus étaient à L’Est, Frankfurt/Oder et Pommern.

Et si l’on compare cette carte avec celle des violences de l’extrême droite actuelles, on remarque que la même zone est concernée, elle s’est même élargie à La Saxe. Il y a toujours une mur de Berlin.

Violence-extreme-droite

Enfin voici une analyse postélection européenne passionnante.

Petit, je m’imaginais qu’après la deuxième guerre mondiale, on aurait compris que “les fachos sont pas rigolos” (j’étais petit) mais non, ça continue, ils ont la côte. J’écoutais, récemment, à la radio une petite fille de 7/8 ans, interviewé sur un rond-point vers Nancy, elle disait que si elle avait l’âge de voter, elle voterait Marine Le Pen. C’est mignon à cet âge-là!

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