U7 – un poème

La plupart des voyageurs dorment encore dans les wagon de la U7 entre Südstern et Jakob-Kaiser-Platz. On est un jour de semaine au mois d’aout, il est cinq heure, le matin, un vrai poème.

Chaque fois que j’écoute ces sons, ça me colle la nostalgie de Berlin, même si j’y suis, comme au moment où j’écris ces lignes. Enregistrement binaural à écouter avec un casque.

Rathaus Spandau

Altstadt Spandau

Zitadelle

Haselhorst

Paulsternstraße

Rohrdamm

Siemensdamm

Halemweg

Jakob-Kaiser-Platz

Jungfernheide

Mierendorffplatz

Richard-Wagner-Platz

Bismarckstraße

Wilmersdorfer Straße

Adenauerplatz

Konstanzer Straße

Fehrbelliner Platz

Blissestraße

Berliner Straße

Bayerischer Platz

Eisenacher Straße

Kleistpark

Yorckstraße

Möckernbrücke

Mehringdamm

Gneisenaustraße

Glück

Südstern

Hermannplatz

Rathaus Neukölln

Karl-Marx-Straße

Neukölln

Grenzallee

Blaschkoallee

Parchimer Allee

Britz-Süd

Johannisthaler Chaussee

Lipschitzallee

Wutzkyallee

Zwickauer Damm

Rudow

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4 Responses

  1. Goeft dit :

    Encore un morceau de poésie en 3+1D, de l’art moderne !?
    3+1 D pour :
    2D=image
    +1D = sons
    +1D= souvenirs !! :))

  2. didier dit :

    Oui, 3+1D, c’est bien 🙂

  3. Goeft dit :

    J’oublias ! pas seulement 4D mais même 5D ! Après un certain temps d’écoute même l’odeur s’en mêle (s’emmêle !?)d’où le 5 ! Ou 4D+ (c’est à la mode en France actuellement!)

  4. Paul d’Aubin dit :

    Qui nous dira le Malheur Kurde ?

    Qui nous dira le malheur de ces Êtres,
    Partagés entre quatre États rivaux,
    A qui l’on refuse de droit à l’autodétermination ?
    Des centaines d’entre-eux furent gazés par Saddam, en mars 1988, à Halabja.
    D’autres eurent le courage de résister et de repousser le DAESCH à Kobané, en janvier 2015.
    Et aujourd’hui, ce sont les troupes et les mercenaires d’Erdogan qui franchissent, à sa demande, la frontière Syrienne,
    Pour s’emparer d’Afrin et de sa région où vit une majorité de Kurdes.

    Qui nous dira le malheur de ce Peuple de fiers montagnards ?
    De nouveau écrasé sous les tirs d’artillerie.
    Mais plus encor ensevelis par la duplicité et les fausses promesses de ceux qui s’étaient servis, hier,
    de la vigueur et du courage des Peshmergas.
    Et qui voient aujourd’hui les avions tels des aigles fondant des airs pour jeter leurs bombes.
    Et de nouveau tant de civils, des femmes et des enfants qui sont foudroyés dans de nouveaux « Guernica ».
    Et, partout sur la terre, là où subsiste un peu de conscience et d’intérêt pour l’Humain.
    Toutes et tous, sauront que les Kurdes vont encor verser des larmes et des larmes.
    Et tourner leurs yeux noyés de pleurs vers le ciel pour y entrevoir un sourire qui héla ne vient pas.

    Qui nous dira le malheur Kurde ?
    De tant de moissons ravagées ?
    De tant de veuves éplorées,
    De tant d’enfants orphelins vivant entre peur et menaces de nouvelles guerres.
    Avec leurs vêtements si colorés qu’assombrissent bien trop souvent les deuils.
    Et surtout tant de promesses d’appui qui leur furent données et s’envolèrent dans le vent.
    Ces fausses promesses faites par des diplomates et des chefs d’état soupesant la terre et les peuples Kurdes.
    Comme autant de pièces d’or sur leur balance-trébuchet, d’orfèvre.
    D’ où ils soupèsent leur semblant d’appui sans jamais songer le donner vraiment, un jour.
    Qui nous dira le cœur pur de ces Kurdes, leur loyauté dont tant de fois l’on abusa et la beauté intemporelle des montagnes de leur pays ?
    Où seuls, les chants d’oiseaux et la musique que les Kurdes aiment tant les consolent un peu de tant de mensonges et de trahisons.

    Paul d ‘Aubin (le Vendredi 16 02 2018)

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