Pire de chez Pire

Trois choses que je déteste : les fêtes foraines, les poupées de porcelaine, et les orgues de barbarie. Ça pue la mort.
Avec les fêtes foraines, j’ai pas de chance, celle de Neukölln, bât son plein. Mais j’ai vécu pire.



On est allé commencer notre prochain roman à Warnemünde. C’est isolé, pas cher hors saison, l’internet de l’hôtel fonctionne quand il a le temps donc on n’est pas dérangé. Mais cette année, c’était le festival des orgues de barbaries, des grosses, des petites, des qui sonnent faux, des avec des singes qui tendent un gobelet, les singes étant vivant ou empaillé. Il y en avait à tous les coins de rue, mais ce que je n’avais vu ni entendu, c’est orchestre d’orgues de barbarie qui joue des reprises de Demis Roussos, Vicky Leandros, Mireille Mathieu ou d’Abba. C’est insupportable, faux, pas en rythme, ça raye l’émail des dents.

Pire de chez pire, quand on est reparti, il y avait une grosse manif néo-nazie, sauf que contrairement à Berlin, aucune contre-manifestation n’a bloqué les chemises marrons. Il faut dire que toute la région après des années de DDR est très à la droite de l’extrême droite, avec le NPD qui fait des scores assez effrayants.

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7 Responses

  1. Laurent says:

    C’est douloureux 🙂

  2. polo du sud says:

    quand dans certains quartiers de PARIS , une chanteuse reprend des airs du répertoire réaliste (avec la “gouaille de la “parigot”) ; l’orgue de barbarie reprend ses lettres de noblesse … mais là ..

  3. Ce qui me fascine avec les orgues de Barbarie et autres limonaires, c’est que pour que ça fonctionne, il faut tourner une manivelle, je n’ai pas trouvé d’autre terme, de façon assez régulière pour maintenir un tempo relativement constant.
    Oui mais, car il y a un mais, la vitesse de rotation de la manivelle est totalement indépendante du tempo spécifique du morceau.
    Je m’explique car ce point est très intéressant.
    Que l’on fasse jouer un morceau très lent ou très rapide à l’appareil, que l’on pourrait qualifier d’ancêtre du séquenceur, on tourne toujours la manivelle, je n’ai toujours pas trouvé d’autre terme, à la même vitesse.
    Ces gens, et j’en ai vu pas mal, produisent donc de la musique, que l’on aime ou pas c’est un autre problème, en arborant un grand sourire de contentement, tout en faisant un geste en permanence décalé rythmiquement avec la dite musique.
    Je suis très impressionné par ça.
    Voilà ce qui me fascine avec les orgues de Barbarie et autres limonaires.
    Au fait, Didier, à quand un post sur les danseuses mécaniques au fond des bouteilles ?

  4. Didier says:

    @Philippe Manceau En l’occurrence, l’orchestre avait deux orgues avec percussions, les rythmes étaient tellement désynchronisés que je ne comprends pas comment les gens ne s’en rendaient pas compte et pour couronner le tout, ils dansaient. Sans doute sur leur rythme. interne!

  5. Kathia says:

    1 – les orgues de Barbarie (en effet, ça raye graaaaave l’émail !!)
    2- les chemises marrons

    Moi, je dis que ça fait beaucoup quand même !

  6. Pierre says:

    Aïe…. Linz,(vallée du Rhin, près de Köln), a ce genre de festival dans toute la ville, dans le courant du mois de Mai.
    Par hasard, je suis passé et j’ai fui cette cacophonie de “moulineurs barbares” 😉

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