Le meilleur guide de Berlin


Berlin est une ville d’histoire, mythique et palimpseste qui oscille entre le passé et l’avenir et qui a parfois du mal à s’installer dans le présent.

Cette description de Berlin, qui je trouve, colle très bien à la ville, je l’ai trouvée dans ce qui est mon guide de Berlin préféré : “Berlin, le Guide Autrement” de Sophie Lorrain et Vincent von Wroblewsky.

S’il est mon préféré c’est parce qu’il ne se limite pas à une liste de jolies photos des meilleurs restaurants véganes de Mitte mais qu’il s’intéresse vraiment à la ville, ses habitants, ses coutumes, au-delà de l’anecdotique.

Les balades proposées changent des thématiques habituelles, l’humour est présent, avec des considérations du genre : “Durée d’exploration, trois heures ou plus selon les conversations avec les habitants !”. Car c’est plutôt un bouquin qui essaye de vous impliquer plutôt que de vous positionner en spectateur.

On y trouve un petit glossaire de Berlinois (savez-vous ce qu’est le Milljöh?), des textes où il est question de Berlin, tirés d’une quinzaine de bouquins signés Madame de Staël, Heinrich Mann, Döblin, Nabokov, Brecht, Tournier, Robe-Grillet ou d’autres, 2 pages sur les partis politiques…

Tout petit point négatif, c’est que le livre ayant été publié en 2004 certaines infos sont caduques, comme certains horaires et tarifs. Par exemple le ticket AB qui a bien augmenté depuis, et bien sûr il n’y est pas question de la ligne U55. Mais pour ce type d’infos, le net est ton ami.

Autre point négatif, “Berlin, le Guide Autrement” n’est malheureusement plus distribué et il vous faudra faire les puces ou les bouquinistes pour le trouver. Mais croyez-moi, sa quête vaut le coup. Et on ne sait jamais, suite à ce billet, l’éditeur va peut-être le publier de nouveau.

Pour vous donner envie :

Berlin est une ville à l’échelle d’une région construite sur le sable du Brandebourg. À 250 km à vol d’oiseau de la mer Baltique, installée au confluent de deux rivières — la Spree et la Havel, elle est située au centre de la grande plaine qui s’étend jusqu’à Varsovie. Berlin frappe par son immensité, par son ciel aux couleurs du Nord balayé par un vent si froid en hiver, si agréable durant les étés continentaux, et qui rend l’air aussi léger qu’un « air de Champagne » (Champagnerluft), par ses espaces naturels, ses forêts et ses lacs, qui couvrent plus d’un quart des 800 km2 de la superficie berlinoise et qui permettent de goûter aux joies de la nature en pleine cité.

Ville d’eau — on y compte plus de ponts qu’à Venise —, de forêts, Berlin est aussi une ville d’histoire, mythique et palimpseste qui oscille entre le passé et l’avenir et qui a parfois du mal à s’installer dans le présent. Ville de destructions et de constructions perpétuelles, composée d’une multitude de villages — dont le caractère n’a pas totalement disparu lors de la constitution en 1920 du Gross Berlin —, elle fut partagée en deux centres durant la guerre froide et cherche, à l’heure actuelle, à redonner sens au terme Mitte (centre-ville).


Milljöh: Je vous aide, cela a un rapport avec Heinrich Zille et les arrière-cours.

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