Category: Dans ma cour

à Berlin - le blog sur Berlin - Photo copyright Didier Laget

Le premier février

Le premier février c’est le jour où le soleil rentre de nouveau dans notre appartement. L’appartement est content, enfin de la lumière chaude. Et nous aussi. Et la soleil aussi.

Beaucoup de bruit pour rien

Dans mon Hinterhof qui fait 30m2 à tout casser, un type s’est servi d’une souffleuse à feuilles pour réunir la dizaine de feuilles mortes qui étaient au sol. 20 minutes de boucan. Une à une les fenêtres se sont fermées tellement le niveau sonore était important. Quand c’est pas Michael Schumacher, c’est les souffleuses à feuilles.

hinterhof-juillet-A berlin - Photo copyright Didier Laget

Juillet mouillé

Pour ceux qui ne le sauraient pas, ça fait 7 ou 8 heures qu’il pleut non stop sur Kreuzberg. J’ajoute qu’aujourd’hui, i’il a fait entre 9° et 12°.
Je crois qu’on peut dire que pour un mois de juillet, c’est particulièrement pourri. Et je le dis.

printemps-A berlin - Photo copyright Didier Laget

Du vent dans les branches de Kreuzberg

Le vent est incroyablement violent. Quand il s’engouffre dans mon Hinterhof, les arbres se balancent dans tous les sens en faisant un bruit tellement iodé qu’on croit entendre les vagues qui s’écrasent contre les falaises d’Etretat.

Kreuzberg – Fin aout

Si Gene Kelly avait composé “Singing in the rain” à Berlin en ce moment, il aurait appelé son film “Sinking in the rain” ou “Sinking in the bucket” ou “Das Boot” ou “Le monde du silence”. Quoique les tonnes d’eau qui remplissent mon Hinterhof, font plus de bruit que Jojo le Mérou coinçant une bulle.

Kreuzberg en avril

Cette fois-ci, pas de mérou dans mon Hinterhof, ce n’est pas la saison. On est en avril, la saison des merles, des oiseaux qui font “pik pik pik pik” et des pigeons qui font “rourourou” en se roulant dans l’air.

hinterhof-luge- A berlin - Photo copyright Didier Laget

La corneille et la neige

Dans mon Hinterhof, les voix sont étouffées par une épaisse couche de neige, des enfants font de la luge et des batailles de boules de neige. Une corneille solitaire m’observe, posée sur une branche, face à mon bureau. Elle s’est gavée de graisse pour résister au froid et sous-estime son poids. La branche sur laquelle elle s’est posée plie. Elle plie tellement que la corneille s’envole, accompagnée d’un croa croa dépité, ou amusé, ou coléreux. Un croa croa assez fort pour que la bataille s’arrête, deux étages plus bas. Les enfants lèvent la tête et suivent son vol. Sauf un, le plus grand, qui profite de l’inattention des autres pour leur mettre de la neige dans le cou.